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19 février 2015 4 19 /02 /février /2015 10:07

L’islamo-fascisme, une pirouette sémantique

 

L’islamo-fascisme, une pirouette sémantique

En bon politicien, Manuel Valls sait que le mot ou la formule qui frappent par leur originalité ou bénéficient du relief de la surprise vont marquer l’opinion. Gagné ! « Islamofascisme » est repris partout et fait débat. Cela paraît fort d’utiliser une expression prisée des néoconservateurs et utilisée par G.W.Bush quand on est un homme de gauche et habile quand cet homme de gauche regarde souvent à droite. En fait, le concept est pratique et même indispensable dans la position et la démarche du Premier Ministre. La multiplication des horreurs commises par l’Etat islamique et la répétition des attentats par ses séides en Europe rend le discours du « rien à voir avec l’islam », complètement inopérant voire contre-productif. Il faut donc désormais opposer le bon islam qui est compatible avec la République du mauvais qui s’illustre par la violence. Comment rejeter cet islam-là dans le camp du mal sans toucher à l’autre ? En l’identifiant au diable dans la mythologie de la gauche, le fascisme. Ce qui est voué aux gémonies n’est pas la religion musulmane mais l’ennemi traditionnel, violent, inégalitaire, intolérant, le fascisme déguisé aujourd’hui en salafiste coupeur de tête et poseur de bombes.

Lisez ICI la suite de l'article de NdF

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17 janvier 2015 6 17 /01 /janvier /2015 12:47

Le blog de la Guerre des Mots vous souhaite une bonne année 2015 !!!

Il émet des voeux pour que les mots reprennent leur juste place dans la politique comme dans les conversations ordinaires.

Pour que ceux qui ont le don de la parole et de l'écriture les utilisent à bon escient.

Pour qu'on appelle un chat un chat ...

Pour que "vérité" redevienne un mot à la mode...

 

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9 janvier 2015 5 09 /01 /janvier /2015 09:15

 

Rédigez un article pour une rubrique radio de 3 mn en utilisant tous les termes suivants : barbarie, islamophobie, amalgame, padamalgam, émotion, incompréhension, intégrisme, fondamentalisme, islamiste, le jeu de l'extrême droite, liberté d'expression, tolérance, démocratie, valeurs de la République, front républicain, résistance, laïcité.

Vous ne pouvez pas utiliser ces termes plus de 100 fois.

Vous ne pouvez pas utiliser les mots : vérité, France (utilisez "c'pays").

Vous ne pouvez utiliser comme document que Le journalisme sans peine.

 

 

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26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 22:11

 

Le monde professionnel a bien des spécificités, dont celui d’être un formidable outil de création d’expressions ridicules qui ont la particularité de se répandre comme une trainée de poudre, et de se reproduire comme des Aliens. La vie pro est telle qu’elle réussit néanmoins à nous imposer l’utilisation de ce sabir grotesque, que nous finissons par parler couramment, et avec le plus grand naturel, nous rendant à notre tour passablement risible. Force est de constater que si vous n’entrez pas dans le moule en baragouinant vous aussi la prolangue « qui va bien » (hérissement de poils momentané), vous serez certainement moins prise au sérieux que votre concurrent à l’embauche. Voici notre palmarès 2012 des expressions pro les plus énervantes du moment, leurs définitions et leur utilisation.


1. qui va bien
 = dans « Mets-moi le p’tit graphique qui va bien dans la prez’ ». Employé très abusivement dans le milieu de la com’. Expression à vomir.

2. « juste » = comme dans « C’est JUSTE exaspérant ! »

3. être à l’aise / en phase / confortable avec… = associer des mots de cocooning au jargon pro, pour plus de douceur dans ce monde de brutes ?

4. deadline = jour après lequel si t’as pas fini ton taf t’es mort.

5. ça fait du sens = abominable utilisation de la langue française qui semble signifier que ça A du sens, voire que ça en fabrique. Littéralement traduit de l’anglais « to make sense ».

6. asap = as soon as possible = expression complètement has-been qui s’enracine malgré tout = « J’attends ton retour asap »

7. charrette = comme asap, « charrette » est vieux comme le monde et veut dire « être en retard » comme dans « Je suis charrette sur ma prez’ ». Expression d’architecte à l’origine.

8. sous l’eau = charrette = tellement submergée de trucs à faire qu’on se noie. Souvent utilisé comme excuse aux copines pour ne pas avoir répondu à un mail : « Sorry je te réponds tard mais je suis SOUS L’EAU ».

Lisez la suite de l'article.

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26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 22:09

 

 

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17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 19:20

 

Le phénomène de nouveaux langages issus d’une contre-culture ne date pas d’aujourd’hui. Le javanais ou langue de feu, le louchébèm et l’argot en sont des exemples historiques. Ce qui est nouveau c’est la cohabitation de ces derniers avec les moyens de communication modernes.

Les linguistes se sont affolés de voir notre noble langue défigurée, déformée, appauvrie. Les sociologues ont analysé le contexte dans lequel ces langages se sont constitués. Les enseignants ont tremblé devant les possibles conséquences de ces langages sur le niveau de français des élèves. Les parents ont dû baisser les bras devant l’incompréhension chronique des conversations de leurs enfants.

Pourtant, les linguistes savent très bien que la langue évolue et que les phénomènes de mode ne s’ancrent que difficilement dans les habitudes orales de tout un peuple. Les sociologues sont fascinés par la créativité et l’humour de ces langages tout en s’alarmant de l’aspect violent qui y est souvent présent. Les enseignants ont constaté que l’utilisation du langage SMS par exemple ne change rien au niveau de français des élèves et que ce sont même les meilleurs élèves qui déforment le plus la langue. Quant aux parents, ils vont sur les dictionnaires des langages des ados en ligne.

Cependant la situation peut devenir difficilement contrôlable. Au cours de l’audience solennelle de rentrée du Tribunal de Grande Instance de Gap, Madame le Bâtonnier avait indiqué qu’en décembre 2013 douze salariés ont été informés de leur licenciement économique par SMS. En novembre 2010 treize salariés ont été convoqués à un entretien préalable en vue de leur licenciement, également par SMS.

Le magazine Challenge dans un article intitulé « Comment décoder ce que disent les stagiaires d’aujourd’hui ? », parle de la génération Y qui supprime la frontière entre la vie privée et la vie professionnelle et ce même dans le langage utilisé au sein de l’entreprise. L’article cite un exemple parlant : « Un jour une stagiaire a répondu au téléphone en disant « Wesh, c’est Lucie ! » Elle était tombée sur un patron du CAC 40. »

Le Bâtonnier confirme ce genre de pratiques : « Je reçois parfois 5/6 mails par jour d’un même client qui me pose une question par mail. Dans certains courriels, je me demande parfois si le client se souvient à qui il s’adresse ? » dit-elle consternée.

Si les personnes parlent moins entre elles, elles semblent paradoxalement s’exprimer davantage, partout et sur tous les sujets. Elles utilisent leur langage sans limite et sans réserve. Les journalistes sont à l’affût du moindre tweet, du moindre statut Facebook qui par manque d’autocensure à de grandes chances d’être polémique. Notre société devrait peut-être envisager le retour à la machine à écrire comme l’envisagent certains députés allemands pour contrer les tentatives d’espionnage.

« Que font les gens du temps qu’ils gagnent en tapant Cdlt au lieu de cordialement en fin de mail ? » demandait récemment un tweet. Peut-être devraient-ils utiliser ce prétendu temps gagné pour parler plus à leurs parents, à leurs enfants, à leurs voisins.

À bientôt.

Mgr Jean-Michel di Falco Léandri Évêque de Gap et d’Embrun

>>> Source
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24 octobre 2014 5 24 /10 /octobre /2014 09:03

 

Fleur Pellerin et la novlangue des technocrates de la culture

Fleur Pellerin et la novlangue des technocrates de la culture

Christian Combaz s’est plongé dans la présentation du budget Culture 2015. Il en retient des chapelets de mots et de phrases toutes faites. Morceaux choisis. Pour concevoir ce qui se passe en ce moment à la tête de l’Etat, l’analyse du vocabulaire est une source d’informations irremplaçable.

L’épaisseur de la langue administrative française s’accentue chaque année et rappelle le discours consternant des médecins de Molière. Sauf que Molière avait la faveur du roi, tandis que chez nous il ne trouverait plus personne pour financer ses ricanements anti-système, que la presse jugerait populistes.


Le langage officiel a commencé à charrier des grumeaux technocratiques au temps de Valéry Giscard d’Estaing. Désormais c’est du plâtre. Cela témoigne que l’action publique n’a que très rarement affaire à la réalité. Elle veut donner l’illusion d’en faire le tour, mais la lourdeur des formulations, leur caractère creux,christian combazconvenu, sectaire s’accentuent chaque année. Dans le rapport qu’il entretient avec sa langue le Pouvoir embrasse trop de choses à la fois parce qu’il n’étreint rien ni personne. Il trahit son incapacité à sortir des schémas imposés, à enjamber le cadre pour repeindre le tableau. En d’autres termes il ne gouverne pas, il fait de la gestion.

Les brochures issues des ministères, allégées par une typo tendance et imprimées sur papier recyclé, emploient un français qui n’est décidément plus le nôtre. On peut même dire qu’il nous offense chaque jour davantage. On n’imagine pas de meilleur exemple que la note de présentation du budget de la Culture, en 50 pages aérées sur deux colonnes, qui vient de tomber en PDF dans les boîtes des journalistes. La Culture est la seule cage ministérielle où les mots devraient résonner comme des chants d’oiseaux. C’est devenu un repaire de chauves-souris. C’est l’antre du minotaure. On y dévore l’innocence du talent non subventionné, on y engloutit les budgets au nom du spectacle vivant, on y commande des travaux inutiles que n’approuveraient pas le dixième de ceux qui les financent, tout en alignant des priorités-bidons du genre :

 • « Développer les moyens dédiés à l’éducation artistique et culturelle, à l’accès à la culture et à la démocratisation culturelle grâce notamment aux politiques transversales de médiation et au plan de développement de l’éducation artistique et culturelle. »

 • « Poursuivre l’accompagnement de l’ensemble des établissements supérieurs culture au sein d’un paysage de l’enseignement supérieur et de la recherche redessiné et internationalisé. »

Rappel: ce qui précède provient de ceux que l’Etat a chargés de faire rayonner la langue française.

Au fil des pages on relève cent autres exemples de ces phrases qui ne veulent rien dire et de ces grigris sémantiques dont il faudrait faire taxer certains spécimens dans les publications officielles afin de financer les pots de départ sans recourir au contribuable. Les « enjeux » commencent à nous gonfler. Les « porteurs de projet » et les « opérateurs » nous assomment. Les gens qui cherchent à « impulser un esprit » nous fatiguent. Ceux qui « adressent un signal » nous accablent. Mais le comble c’est « l’accompagnement ». Dans toute politique publique désormais c’est le mot magique, celui qui veut dire que l’on tient le coude de celui qui agit, pour se donner l’illusion de faire soi-même quelque chose.

L’accompagnement, c’est le contraire du gouvernement. C’est donc devenu une priorité aujourd’hui.

Christian Combaz
3/10/2014

Source : Figaro vox.fr
http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2014/10/03/31001-20141003ARTFIG00361-fleur-pellerin-et-la-novlangue-des-technocrates-de-la-culture.php#auteur

Vu sur Polémia

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8 octobre 2014 3 08 /10 /octobre /2014 09:45

 

 

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20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 08:48

 

représident

Français[modifier | modifier le wikitexte]

Forme de verbe[modifier | modifier le wikitexte]


représident /ʁə.pʁe.zid/

  1. Troisième personne du pluriel de l'indicatif présent du verbe représider.
  2. Troisième personne du pluriel du subjonctif présent du verbe représider.

 

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18 septembre 2014 4 18 /09 /septembre /2014 12:01

Extrait d'un entretien du 01/07/2014 avec Tugdual Derville, Alliance Vita :

 

Quel est le plus grand danger aujourd’hui avec cette mission fin de vie ?

Beaucoup envisagent de « durcir » le caractère contraignant des directives anticipées. C’est un point à débattre. Car il ne faut pas faire du médecin une sorte d’exécuteur testamentaire de son patient. D’autant que ce dernier change souvent d’avis. Comme vient de le rappeler Philippe Pozzo di Borgo, dont la vie a été racontée dans le film Intouchables, nous nous montrons tous capables de vivre au présent des situations que nous aurions imaginées insupportables.

Il faut surtout rester particulièrement précis sur la définition de l’euthanasie, car des personnalités éminentes semblent l’avoir oubliée ou occultée. L’euthanasie, c’est « une action ou une omission ayant pour intention et comme résultat de provoquer la mort pour éliminer toute souffrance ».

En dehors du mobile compassionnel qui la distingue des autres meurtres, l’euthanasie se vérifie donc par deux critères : l’intention et le résultat. Qu’elle soit demandée, plus ou moins librement, ou pas demandée, n’y change rien. Et le moyen utilisé importe peu : ce peut être une injection mortelle ou une« omission » (d’un acte ou d’un produit indispensable à la vie) visant à obtenir la mort. L’arrêt d’alimentation et d’hydratation pour provoquer le décès, ou une sédation qui aurait cet objet mortel sont euthanasiques.

Certains tentent de légitimer des euthanasies en les renommant « arrêt d’acharnement thérapeutique »… Nous avons entendu Bernard Kouchner demander qu’on change le mot euthanasie, pour l’adoucir. Changer les mots, manipuler des faits, inverser le sens des gestes… tout cela nous demande beaucoup de vigilance. Si François Hollande, qui n’a jamais prononcé le mot euthanasie, comptait nous anesthésier en l’instaurant sous un autre vocable, nous le dénoncerons par une mobilisation massive.


L'article complet 

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