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27 juillet 2016 3 27 /07 /juillet /2016 10:26

Communiqué

Le Syndicat National des Dentistes de France tient à faire part de son inquiétude, provoquée par l'utilisation abusive du terme "pas d'amalgame", utilisation accentuée depuis les événements récents. 

Les études scientifiques menées depuis plusieurs années ne permettent en aucun cas de conclure à une quelconque nocivité des amalgames.

Le Syndicat National des Dentistes de France considére que cet abus de langage entache la réputation des praticiens, et porte prejudice à une profession dont l'unique préoccupation est le soin permanent apporté aux patients.

 

     SNDF  

 

Vu ICI

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Published by la guerre des mots - dans deflandres
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16 juin 2016 4 16 /06 /juin /2016 09:02
L’envoyé de BFM à Magnanville parle du double meurtre « incompréhensible ».
 
Je sais bien qu’il s’agit seulement d’un journaliste, mais il est donc censé informer les gens, et parler d’un acte « incompréhensible », c’est de la désinformation.
 
Et bien sûr il n’a pas inventé ce mot. Braves gens, c’est incompréhensible. Donc ne cherchez pas à comprendre. Et préparez-vous pour la prochaine et bientôt quotidienne « minute de silence ».
 
Si vous voulez connaître quelque chose de la suite, Larossi Abbala vous en parle. Et c'est tout sauf incompréhensible.
 
Yves Daoudal sur son blog
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3 juin 2016 5 03 /06 /juin /2016 22:00

Grèves, otages et guerre des mots

par Roger-Pol Droit

La guerre des mots est aussi vieille que les conflits politiques. Les injures y tiennent leur rôle. Les adversaires sont, au choix, « chiens », « rats », « veaux », « vipères », « moutons »... Sartre s'est même fait traiter de « chacal muni d'un stylo » et d' « hyène dactylographe » par le stalinien Fadeïev. Mais c'était à Wroclaw, en 1948. Ces derniers temps, les éclats de voix semblaient moins vifs, le vocabulaire était rarement aiguisé et tranchant. Mais, depuis quelques jours, quel feu d'artifice ! Au-delà des noms d'oiseau et des invectives, une polémique intense agite les discours publics, bloquant parfois les analyses comme sont bloquées des routes.

Au coeur de cette querelle, les usages du terme « otages ». Les militants de la CGT sont en effet décrits - par la presse, par les responsables politiques de la majorité et ceux de l'opposition - comme entrés dans un processus de « radicalisation », pratiquant un « terrorisme social », s'activant pour « prendre en otage » automobilistes, petites entreprises, transports et production d'énergie - toute l'économie du pays.

Il est incontestable que le contexte de la guerre menée contre l'Occident par les djihadistes donne à ces termes une portée qu'ils n'avaient pas naguère. Désormais, « radicalisation » fait penser au fanatisme islamiste, « terrorisme » aux attentats aveugles, « prises d'otages » aux décapitations perpétrées par Daech.

Voilà qui fournit d'excellents prétextes à dénégation et à protestation victimaire. On a donc vu les militants les plus durs, les plus déterminés à « tout bloquer », s'offusquer bruyamment de ce rapprochement supposé obscène. Ils se sont déclarés « indignés » - depuis Stéphane Hessel, c'est une figure imposée - que l'on parle de tous côtés de « prise d'otages ». Dans les médias et les réseaux sociaux, ils ont combattu cet amalgame offensant, injuriant la lutte des travailleurs en la rapprochant des pratiques des tueurs islamistes. Pourtant, si l'on ne réfléchit qu'une minute, ça ne tient pas.


Lisez la suite de l'article des Echos

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3 juin 2016 5 03 /06 /juin /2016 13:39

 

Domino

Nous ne conservons aujourd’hui sous le terme « solidarité » qu’un très petit aspect de ce qu’est en réalité la solidarité. Le langage commun n’en a retenu que l’un des effets positifs à travers cet élan de générosité et de mobilisation par l’entraide. Car à y regarder de plus près qu’est-ce que cette mobilisation sinon une forme de redistribution des cartes dans laquelle ceux qui ont se dépossèdent au profit de ceux qui n’ont pas ou qui ont perdu. L’aspect formel, c’est-à-dire visible, de la solidarité est avant tout un transfert, un mouvement d’une chose (don, soutien, etc) entre personnes ou groupes de personnes. Et c’est là ce qu’est la solidarité, dépouillée de tous ses aspects particuliers, un mouvement qui unit. Au fond nous pourrions dire que la solidarité est un flux. Qu’il soit positif ou négatif ce flux relie deux personnes ou groupes de personnes entre elles. En les reliant il les rend « solidaires », comme les pierres d’une même maison.

Lire la suite

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2 juin 2016 4 02 /06 /juin /2016 17:04

Lisez aussi  La langue des médias

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21 mai 2016 6 21 /05 /mai /2016 18:26

"La France, elle va pas ..."; "Les résultats, ils tardent à venir"

Le Président de la République française ne devrait-il pas l'effort de parler français ?

 

François Hollande fait également sa rentrée scolaire !

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20 mai 2016 5 20 /05 /mai /2016 17:24

reçu par mail  courriel ...

 

   Désolée je ne peux pas m’en empêcher. Je craaaque. Amatrice inconditionnelle de la novlangue pédante, bureaucratique et politiquement correcte, je me dois de partager les dernières découvertes. Déjà cet été, j’ai adoré les campings qui ne veulent plus qu’on les appelle les campings parce que ça suscite instantanément dans l’esprit des gens l’image de Franck Dubosc en moule-boules ou de Roger et Ginette à l’apéro avec casquette Ricard et claquettes Adidas. Donc les professionnels de la branche demandent que l’on dise désormais «hôtellerie en plein air». Haha !

  J’ai aussi appris que je n’étais pas petite mais «de taille modeste» et qu’un nain était une «personne à verticalité contrariée». Si, si.

  Mais rendons à César ce qui lui appartient, l’empereur du genre reste le milieu scolaire et ses pédagos à gogo. J’étais déjà tombée de ma chaise pendant une soirée de parents quand la maîtresse a écrit sur le tableau que nos enfants allaient apprendre à manier «l’outil scripteur» au lieu de tenir un crayon. Je me suis habituée au fait que les rédactions sont des «productions écrites», les courses d’école des «sorties de cohésion» et les élèves en difficulté ou handicapés des «élèves à besoins éducatifs spécifiques». Mais cette année, sans discussion aucune, la mention très bien est attribuée au Conseil supérieur des programmes en France et à sa réforme du collège. Z’êtes prêts? Allons-y.

 

  Donc, demain l’élève n’apprendra plus à écrire mais à «maîtriser le geste graphomoteur et automatiser progressivement le tracé normé des lettres». Il n’y aura plus de dictée mais une «vigilance orthographique». Quand un élève aura un problème on tentera une «remédiation».

  Mais curieusement le meilleur est pour la gym… oups pardon! pour l’EPS (Education physique et sportive).

  Attention, on s’accroche : courir c’est «créer de la vitesse», nager en piscine c’est «se déplacer dans un milieu aquatique profond standardisé et traverser l’eau en équilibre horizontal par immersion prolongée de la tête», et le badminton est une «activité duelle médiée par un volant».   

Ah! c’est du sportif, j’avais prévenu, Les précieuses ridicules de Molière, à côté, c’est de l’urine de jeune félidé (je n’ose pas dire du pipi de minet).

Alors, les amis, ne perdons pas ce merveilleux sens du burlesque et inventons une nouvelle catégorie : la «personne en cessation d’intelligence» autrement dit, le con.

 

Signé Martina Chyba, parent d’élève.

Ah non, re-pardon…

Martina Chyba,

«génitrice d’apprenant».

 

Ben oui, un "outil scriptutaire" c'est un stylo, un "référentiel bondissant" c'est un ballon, et un "bloc mucilagineux à effet soustractif" c'est une gomme. Je pense que les "zzzzzzzélites" qui ont inventé de telles conneries devraient tous être à l'hôpital psychiatrique.

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20 mai 2016 5 20 /05 /mai /2016 10:17

"Je viens de l'école de la vie" : on a traduit le Léa Seydoux

Rodolphe Casso sur Marianne.net

Ami lecteur, si tu es récemment tombé sur l’interview de Léa Seydoux avec Xavier Dolan pour Madame Figaro, tu t'es certainement senti(e) un peu idiot(e) devant tant de philosophie, d’humilité, d’engagement et de spiritualité. Rassure-toi, c’est normal : tu ne fais pas partie de la grande famille du cinéma. Rodolphe Casso se propose de traduire les réponses Traduction de l’actrice dans la langue des mortels.

 
VILLARD/NIVIERE/SIPA

XAVIER DOLAN ET LÉA SEYDOUX : "ON VIENT TOUS LES DEUX DE L'ÉCOLE DE LA VIE"

Léa Seydoux a dit : « Je ne sais pas comment j’ai appris à jouer… mais on vient tous les deux de l’école de la vie. »

Traduction : « Ma famille n'est que la 69ème fortune de France. Réaliser que 68 familles sont plus riches que nous est un traumatisme que j'ai dû quotidiennement apprendre à surmonter."

« Je suis inapte à la vie domestique. Le temps me pèse. Je n'arrive pas à organiser mes journées. »

Traduction : « Ce n'est pas moi qui passe la balayette dans les toilettes après avoir fait caca, j'ai quelqu’un pour ça. Je m’ennuie vite parce que j'avais déjà fait sept fois le tour du monde à l’âge de 4 ans. Comme mon agent me réveille au plus tôt à 17h, je vis la nuit. »

« Je ne suis jamais habitée par un personnage. Je suis habitée par moi-même et par les émotions qui me traversent. Le personnage est un contour, inscrit dans une réalité fuyante, au centre de laquelle je cherche la vérité. »

Traduction : « J’apprends mon texte une demi-heure avant la prise. »

« C’est vrai que mon engagement politique, par exemple, passe par mes choix artistiques. »

Traduction : « J’ai accepté de jouer dans le dernier James Bond pour dénoncer les exactions quotidiennes perpétrées par l’ethnie majoritaire Dinkas sur les Nuers au Sud-Soudan. »

« Depuis que j’ai commencé, je n’ai fait que ça, au point, par moment, d’avoir peur de passer à côté de la vie. Mais même si la vie a plus d’importance, c’est dans la fiction que je m’épanouis. D’ailleurs, je suis étonnée quand j’entends des acteurs dire qu’ils ont envie de rentrer chez eux. Retrouver leur famille. Moi, ça ne m’arrive pas. Quand je suis sur un plateau, je suis à ma place. »

Traduction : « Je suis en thérapie depuis l’âge de 12 ans. »

« La célébrité n’a pas de valeur en soi, mais cela m’ouvre des portes, les gens sont sympathiques à mon égard. Ce serait hypocrite de nier que c’est agréable et, pour l’instant, sans le moindre inconvénient. Je ne suis pas connue au point de ne plus pouvoir sortir dans la rue. »

Traduction  : « Je me déplace sur le nuage magique de Son Goku, ce qui me permet d’éviter de salir ma paire de Manolo Blahnick et d’avoir à parler à des gens qui, de toute façon, sentent mauvais de la bouche. »

« Je suis excessive dans ma façon de ressentir le monde. »

Traduction : « Je suis une gigantesque chieuse. »

>> Retrouvez Rodolphe Casso sur le blog .
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22 mars 2016 2 22 /03 /mars /2016 12:25

L’étalon du mal

  
 
L’avocat de Salah Abdeslam, Sven Mary, est paraît-il une vedette du barreau en Belgique, l’un des rares à être connu tant du côté flamand que du côté francophone.

En jean, T-shirt et blouson, il se donne l’allure d’un avocat affranchi des vieux codes. Mais il est un pur produit de la pensée unique, et son côté provocateur est soigneusement bordé.

Croyez-vous qu’il défende Salah Abdeslam parce que tout le monde a droit à une défense ?

Oui, c’est ce qu’il dira dans un premier temps. Mais ce n’est pas vrai. Voici ce qu’il disait dans une interview publiée comme son portrait par l’université où il a étudié le droit (Vrije Universiteit Brussel, l’Université librenéerlandophone de Bruxelles, dont le site est en néerlandais et en anglais, sans un mot de français) :

Ma popularité ou mon absence de popularité ne m’empêche pas de dormir. Je ne fais pas ce métier pour être populaire. Il y a des choses qui sont incompréhensibles pour le grand public. Je me rends compte que je défends régulièrement des gens qui ont à répondre de choses abjectes, mais, parce que je crois que tout le monde a le droit à la défense, je ne choisis pas mes clients, contrairement à certains émo-avocats qui représentent de préférence les victimes. Il n’y a qu’un groupe que je refuse catégoriquement, c’est l’extrême droite.

Naguère, le premier degré d’efficacité de la propagande communiste était de faire dire et répéter aux médias et politiciens de la droite libérale qu’il y a pire que le communisme, à savoir le nazisme. Dire qu’il y a pire que le communisme, c’est déjà ne pas le condamner. Et cela était historiquement conforté par le fait que l’Amérique s’était alliée à l’URSS contre les nazis. Dans les décennies qui ont suivi, le nazisme avait complètement disparu, alors ce qui était pire que le communisme ce fut « l’extrême droite », assimilée au nazisme même et surtout quand elle n’avait strictement rien à voir avec cette idéologie.

Comme Jules Monnerot l’avait prophétisé, l’islam a pris aujourd’hui la place du communisme. En défendant un jihadiste, alors qu’il refuserait de défendre un militant « d’extrême droite », Sven Mary est dans la ligne. Il y a déjà un certain temps qu’on entend ici et là que le terrorisme islamique et l’extrême droite c’est la même chose, on en arrive forcément à affirmer que « l’extrême droite » qui ne fait aucun attentat est « pire » que le terrorisme islamique.

Tel est le premier degré d’efficacité de la propagande islamique, des compagnons de route de l’islamisme, et des idiots utiles de l’islamisme : dire et faire dire qu’il y a pire, et que ce pire est « l’extrême droite ». Le pire, ce ne sont pas ceux qui veulent détruire (ce qui reste de) notre civilisation, ce sont ceux qui veulent la défendre.

Yves Daoudal, sur son site

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21 mars 2016 1 21 /03 /mars /2016 15:57

 

La langue des journalistes actuels en France pour fabriquer l'opinion

Ingrid Riocreux, agrégée de lettres, docteur d'Etat, vient de publier un ouvrage intitulé La langue des médias. Cette étude de la langue des journalistes et de son impact sur notre façon de comprendre le monde, avec des exemples très concrets, montre que les formules des journalistes impliquent un jugement sur les événements. Atlantico en publie quelques extraits :

9782810006960"Accuser quelqu’un d’islamophobie ou d’homophobie, c’est porter contre lui une accusation grave, peut-être totalement infondée, mais forcément efficace. C’est le classer parmi les méchants dans le monde simple du Journaliste. Si le mot n’a peut-être pas été inventé par les mollahs, les rédactrices de Prochoix n’ont néanmoins pas tort sur son utilité actuelle ; il s’agit bien d’un « instrument de censure ». Ce qui est étrange, c’est qu’on ne les entende jamais dénoncer avec la même véhémence tous les autres termes en -phobe, de xénophobe à europhobe, en passant par homophobe ou LGBTphobe, qui ont exactement le même rôle.

Le rôle qui est aussi celui de fasciste et de raciste, même si ces deux termes tendent à tomber en désuétude au profit de la dénonciation des particularismes de la haine (les…-phobies). Dans Langage et idéologie, Olivier Reboul propose d’appeler «mots-chocs » ces termes qui empêchent de penser et qui orientent, par leur seule prononciation, le point de vue et l’action des auditeurs: « Je n’ai pas besoin de dire : “Mettons ces fascistes à la porte”; il me suffit de crier: “Fascistes!” pour que le résultat soit le même. »

Lors de l’affaire Zemmour, Titiou Lecoq a produit, sur Slate.fr, un article intelligent et courageux car méta-journalistique (c’est-à-dire prenant pour objet la démarche des journalistes eux-mêmes), interrogeant aussi bien la pertinence des réactions aux propos polémiques du chroniqueur que les méthodes d’interview: «Là où Zemmour n’a pas tort (attention, veuillez reposer ces cailloux, je n’ai pas fini ma phrase), c’est que les cris n’ont aucune valeur explicative. Pour disqualifier un ennemi, il ne suffit pas de jeter l’anathème sur lui sous la forme de l’insulte suprême “gros raciste”. Traiter quelqu’un de “gros raciste” n’a jamais constitué un argument valable dans un débat. Ça consiste seulement à disqualifier un orateur, à s’attaquer à son “ethos”, mais disqualifier quelqu’un ne disqualifie pas pour autant ses arguments

Lisez la suite ICI

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