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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 10:15

 

Avec deux mots identiques, on fait deux choses différentes, c'est notre côté économique....
 
Facile à comprendre pourquoi certains enfants du primaire (et même du secondaire) font des erreurs... surtout s'ils ne comprennent pas trop le texte écrit! Il faut beaucoup de concentration! Il faut être ferré en français, pas vrai?  
  
Voici une petite chronique sur notre langue française. Personne ne pousse l'illogisme aussi loin que nous : c'est presque de la démence!
Voici les phrases, pourtant bien « françaises » :

— Nous portions nos portions. 
  
— Les poules du couvent couvent. 
 

— Mes
 fils ont cassé mes fils. 

— Il
 est de l'est. 

— Je
 vis ces vis. 
 

— Cet homme est
 fier; peut-on s'y fier?
— Nous éditions de belles éditions.
 

— Nous relations ces intéressantes relations.


— Je suis content qu'ils nous content cette histoire.

— Il convient qu'ils convient leurs amis.
 
— Ils ont un caractère violent et ils violent leurs promesses.
 
— Ces dames se parent de fleurs pour leurs parents.

— Ils expédient leurs lettres; c'est un bon expédient.

— Nos intentions c'est que nous intentions un procès.
 
— Ils négligent leur devoir; moi, je suis moins négligent.
 
— Nous objections beaucoup de choses à vos objections.

— Ils résident à Paris chez le résident d'une ambassade étrangère.
 
— Ces cuisiniers excellent à composer cet excellent plat.

— Les poissons affluent d'un affluent de la rivière.

 etc., etc.,....
 
 
Il y a, en effet, de quoi perdre la tête! Vous rendez-vous compte combien notre langue est difficile à apprendre par les étrangers, mais aussi par nos propres enfants et petits-enfants!!!.
 

On y perd son…. latin!!

lu ICI

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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 11:51

 

Ne dites plus jamais « homophobie », dit l'Associated Press

 

Voilà une information qui nous avait échappé, et elle est de taille : le Style Book de l’agence américaine Associated Press, « bible » d’expression pour ses journalistes qui fait autorité dans la profession tout entière aux Etats-Unis, a banni l’utilisation du terme « homophobie », fin novembre.

Le journaliste américain Dylan Byers précise : « Le Style Book affirme désormais que le suffixe “phobie”, une peur irrationnelle et incontrôlable, souvent une forme de maladie mentale, ne doit pas être utilisé “dans des contextes politiques ou sociaux”, y compris (les termes) “homophobie” et “islamophobie”. »
Voilà qui est intéressant, d’autant qu’un porte-parole de l’AP a précisé :
« L’homophobie surtout – le mot est tout simplement hors sujet. Cela consiste à attribuer une incapacité mentale à une personne, et suggère une certitude que nous n’avons pas. Le terme semble inexact. A sa place, nous devrions utiliser quelque chose de plus neutre : anti-gay, ou quelque chose du genre, si nous avions des raisons de croire que tel était le cas. »
Cela restreint considérablement le champ de la dénonciation, puisque « anti-gay » désigne la désapprobation d’un style de vie revendiqué, la critique d’un comportement. Et l’homophobie, dans cette acception, n’a plus rien à voir avec un jugement moral sur une tendance désordonnée puisqu’elle désigne la haine à l’égard des personnes : une haine maladive, psychiatrique.
Aujourd’hui, en France, « l’homophobie » est un délit. En accuser son prochain conduit celui-ci droit vers les tribunaux. Mais c’est un délit d’opinion. Et un concept utilisé pour émasculer le combat contre les aberrantes revendications du lobby gay.
Sans surprise, celui-ci a été fort marri de cette clarification…
Jeanne Smits,22/02/13 sur son blog 
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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 00:03

 

la suite de "parler pour ne rien dire"

 

 

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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 23:42

Un concept maintenant ancien , mais qui a des successeurs ...

"Un bataillon d'agents de développement du patrimoine ouvre la marche, suivi presque aussitôt par un peloton d'accompagnateurs de détenus. Puis arrivent, en rangs serrés, des compagnies d'agents de gestion locative, d'agents polyvalents, d'agents d'ambiance, d'adjoints de sécurité, de coordinateurs petite enfance, d'agents d'entretien des espaces naturels, d'agents de médiation, d'aides-éducateurs en temps périscolaire, d'agents d'accueil des victimes et j'en passe. [...] Il s'agit du rassemblement imaginaire de tous les nouveaux "emplois jeunes" de Martine Aubry, [...] une sorte de Halloween à l'échelle nationale, une Love Parade en plein Paris, une Job Pride, pourquoi pas ?" 

Phiippe Muray

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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 22:25

 

Dans le concert des arguments développés par les « pour » et les « anti » mariage gay, il est une voix qu’on n’a jamais entendue : celle de la langue française.

Au cours de mes 40 années d’enseignement (collège et lycée) en qualité de professeur de Lettres Classiques, j’ai toujours attaché une grande importance à la valeur des mots. Choisir le mot exact, le « polir sans cesse » comme disait Boileau, c’est à la fois s’assurer qu’il exprime parfaitement ce que l’on veut dire mais c’est aussi s’assurer que l’on sera bien compris de son auditoire.

La polémique que suscite le projet de loi sur le mariage gay offre un bel exemple de cette dilution de la pensée dans le brouillard d’une terminologie approximative. A force de triturer les mots dans tous les sens, les mots n’ont plus de sens et l’opinion déboussolée y perd son latin. Les slogans réducteurs répercutés par les médias ne font qu’entretenir la confusion au point qu’on a parfois l’impression d’avoir perdu le sens commun.

Prenons quelques exemples :

Premier exemple : La notion de « couple » homosexuel est-elle adaptée ? La réponse est non.

Si l’on se réfère à la terminologie du « Bon Usage », l’assemblage de deux éléments de même nature ne constitue pas un « couple » mais une « paire ». Ainsi, on dira une paire de ciseaux, une paire de lunettes et non un couple de ciseaux ou un couple de lunettes. Il en est de même pour les êtres vivants. Deux boeufs assemblés sous le même joug forment une paire de boeufs et non un couple de boeufs. Deux jumeaux de même sexe constituent une paire de jumeaux et non un couple de jumeaux. On pourrait multiplier les exemples.

La langue française nous indique clairement que la notion de « couple » repose sur un principe de différenciation et d’altérité. Le couple, c’est « un homme et une femme unis par des relations affectives, physiques » (Robert 2012). La prise en compte de la fin de la définition ne doit pas faire oublier le début. La distorsion sémantique à laquelle on s’adonne chaque fois qu’on évoque un « couple » homosexuel crée une confusion dommageable que rien ne peut justifier, pas même une évolution des moeurs. Il s’agit bien ici d’appeler un chat « un chat »

2ème exemple : qu’est-ce qu’un parent ?

La reconnaissance officielle du « couple » homosexuel entraîne nécessairement – tout le monde le sait - une modification du Code Civil. La disparition des mots « père » et « mère » au profit de la notion de « parent 1 » et « parent 2 » n’est en fait qu’une supercherie linguistique doublée d’un mensonge puisque le mot désigne étymologiquement les deux personnes (père et mère) qui conjointement sont à l’origine de toute naissance. En latin, le verbe parere veut dire « engendrer » pour le père, et « enfanter » pour la mère. Comment peut-on expliquer à un enfant que ce mot de « parent » (quel que soit son numéro) s’applique à une personne qui est totalement étrangère à sa naissance, un clandestin en quelque sorte ? La loi peut-elle cautionner ce mensonge ?

Ces deux exemples suffisent à démontrer que la terminologie avancée par les partisans de la loi n’est qu’un écran de fumée destiné à masquer une stratégie plus sournoise que les récentes manifestations viennent d’ailleurs de confirmer. Il semble en effet que les partisans du « mariage pour tous » se soient déjà engouffrés dans une brèche : l’incohérence du projet de loi :

Une incohérence interne à la loi : un « couple » homosexuel est par définition stérile. Il est donc logique que les homosexuels aient recours à des artifices s’ils veulent avoir des enfants. C’est le sens de leur revendication première : le droit à l’adoption, baptisé outrageusement « droit à l’enfant ». Le projet de loi prévoit cette disposition mais interdit la PMA (procréation médicalement assistée pour les femmes) et la GPA (gestation pour autrui pour les hommes c’est-à-dire le recours possible à une mère porteuse). Comment justifier cette contradiction alors que la loi du « mariage pour tous » est présentée comme une extension des droits ? Les récentes manifestations des partisans du mariage ont clairement démontré que les homosexuels entendaient s’appuyer sur cette contradiction pour pousser plus loin leurs exigences. Sur cette question, on note les premiers signes d’un fléchissement de la part des promoteurs de la loi. Le recours à la PMA, exclue dans un premier temps, pourrait faire l’objet d’un amendement présenté par les députés de la majorité. Cette concession, logique en elle-même, met à nu la vraie nature du débat. Le « mariage pour tous », présenté au départ comme

l’objectif essentiel, apparaît de plus en plus clairement comme un simple point de passage, une étape transitoire pour obtenir « in fine » une égalité de droit pleine et entière avec les couples hétérosexuels stériles.

Comme le droit à l’adoption ne changera pas grand-chose à la situation des homosexuels, vu les réticences de la plupart des états à confier des enfants à des homosexuels, c’est bien sur la PMA et la GPA que se concentre toute la pression. Une fois acquis le droit à la PMA pour les femmes homosexuelles, comment interdire aux hommes, au nom de ce même principe d’égalité, d’avoir recours à la GPA ? Si c’était le cas, il y aurait là une discrimination incompréhensible, voire une injustice, tout à fait contraire à l’esprit même du projet de loi.

Le piège des slogans

Il est une autre supercherie linguistique qu’il convient de dénoncer et qui tient au discours même des homosexuels. Pendant longtemps, leur combat a été placé sous le signe du « droit à la différence », droit qui leur a été reconnu par l’ensemble de la communauté nationale avec la création du PACS. Aujourd’hui, le thème du « droit à la différence » a totalement disparu du glossaire homosexuel. Bizarre ! Ce virage à 180 degrés a quelque chose de surprenant et pourtant personne ne s’en étonne. Il est vrai que le slogan « le mariage pour tous » est plus rassurant et plus rassembleur que « le droit à la différence » jugé sans doute trop « clivant » pour employer un terme à la mode, un concept dépassé en tout cas que l’on range sans complexe au rayon des accessoires. Au contraire, « le mariage pour tous » sonne comme un appel à la fête, à la fusion universelle de toute l’humanité, un remake d’ « Embrassons-nous, Folleville », en somme une préfiguration du « paradis pour tous ». Qui peut résister à un tel programme ?

Malheureusement, cette vision édénique du mariage est en décalage complet avec la réalité des faits. Il est d’abord étrange que le PACS ait eu si peu de succès auprès de la communauté homosexuelle alors que cet aménagement de la législation était notamment prévu pour elle. Et si le mariage présente tant d’attraits, comment expliquer que tant d’hommes et de femmes, de la base jusqu’au sommet de l’Etat, choisissent l’union libre c’est-à-dire le non-mariage ?

Il est notable également que nombre d’homosexuels vivent leur vie le plus naturellement du monde sans réclamer nécessairement le passage devant Monsieur le Maire. Certains même s’étonnent de ce déchaînement médiatique sur une question qui leur est totalement étrangère.

Alors, au bout du compte, que penser de tout ce tapage, de tout ce galimatias ?

Pas grand chose, sinon que derrière ces acrobaties sémantiques ou stylistiques, il y a la volonté de nier une évidence.

La négation d’une évidence :

Quel que soit le mode de procréation choisi, la naissance d’un enfant est nécessairement le résultat de la rencontre de deux cellules, masculine et féminine. La différenciation sexuelle est constitutive de l’être humain, même si les choix de vie peuvent ensuite amener certains individus à la vivre différemment. De ce fait, on ne peut admettre qu’une simple évolution des moeurs soit un argument suffisant pour modifier le statut du couple et celui de la famille, tels qu’ils nous ont été transmis depuis les origines de notre civilisation. Les Romains eux-mêmes, qui pratiquaient librement et indifféremment les deux formes de sexualité, n’ont jamais songé à remettre en question ce mode d’organisation de la famille pour une raison très simple mais essentielle : cette structure de la cellule familiale est la seule à garantir la filiation. Grands législateurs (ne pas oublier au passage que notre Code Civil découle directement du Droit Romain), ils ont toujours tenu à préserver ce socle de l’organisation sociale. Quant à l’adoption, très courante à Rome, elle a toujours été soigneusement encadrée par tout un arsenal juridique de manière à préserver l’intégrité des liens du sang. De ce fait, l’adoption n’était juridiquement admise que dans le cadre d’une famille déjà constituée et sur le modèle du couple hétérosexuel.

Jamais deux sans trois :

Mais il y a plus grave : la stérilité naturelle du « couple homosexuel » induit nécessairement l’intervention d’un tiers de l’autre sexe pour le rendre fécond. Dès lors, l’accès à la PMA ou à la GPA (quelle que soit la procédure adoptée, c’est-à-dire avec ou sans rapport sexuel) conduit à s’interroger sur la nature de ce prétendu « couple » qui ne peut assurer à lui seul son désir d’enfant. Ce qui revient à dire que le contrat de mariage que signeraient deux personnes de même sexe inclut nécessairement l’intervention prévisible d’une troisième personne. Il ne s’agit donc plus d’un « couple » mais d’une « triade », une forme d’adultère biologique accepté et reconnu par la loi. Sans parler des inévitables dérives financières qu’entraînera nécessairement la recherche effrénée de donneurs et de mères porteuses. Dans certains pays, on assiste déjà à des combinaisons multiples où les homosexuels s’adjoignent - pour un temps ou pour longtemps et moyennant finances –

le concours d’une ou plusieurs personnes pour mener à bien leur projet. Nous sommes là devant le risque majeur d’une marchandisation de l’enfant et par extension de la vie humaine. L’embryon devient un objet de convoitise assimilable à n’importe quel produit de consommation. Dans un proche avenir, on peut même imaginer l’achat en pharmacie de paillettes de sperme ou d’ovules congelées qu’on pourrait se procurer aussi facilement que la pilule contraceptive ou le Viagra, le tout remboursé par la Sécurité Sociale, au nom de ce « droit à l’enfant » brandi comme un dogme par les partisans de la loi.

Au terme de cet argumentaire, une conclusion s’impose :

Le « mariage » pour quelques-uns est en fait une menace « pour tous » :

A l’évidence, l’adoption de ce projet de loi fait courir à notre société un danger d’autant plus grand qu’il est paré de toutes les vertus aux yeux du plus grand nombre. Pour employer le langage des internautes, c’est un dangereux « cheval de Troie » qu’on introduit dans la législation française. « Malheureux citoyens, quelle folie est la vôtre ! » s’écriait Laocon en voyant les Troyens disposés à introduire ce cheval maudit dans les murs de leur ville (Enéide, II, 42).

Abandonné sur la plage, ce cheval imaginé par Homère avait tous les attraits d’un cadeau des dieux. Les Troyens sont restés sourds à l’avertissement de Laocoon. Ils ont fait mieux. Pour faciliter l’entrée du cheval dans la ville, ils n’ont pas hésité à abattre une partie de leurs murailles.

On connaît la suite ! …

Il est vain d’imaginer qu’on puisse contenir toutes les dérives inhérentes au projet de loi tel qu’il est présenté aujourd’hui. C’est bien sur la notion même de « mariage pour tous » qu’il faut se battre et résister. Si cette digue saute, le risque de submersion est hors de tout contrôle.


Daniel Godard, Professeur de Lettres Classiques


Dans le cortège des partisans de la loi « le mariage pour tous », il y avait un slogan intéressant : « UNE PAIRE DE MERES VAUT MIEUX QU’UN PERE DE MERDE » Si l’on accepte de faire l’impasse sur le caractère outrancier et injurieux du propos, ce slogan est une aubaine ! Pour la première fois, l’union de deux femmes est reconnue comme une « paire » et non comme « un couple » J’y vois la confirmation (involontaire) de mon analyse du mot « couple » Les arguments en faveur du mariage homo s’effondrent d’un coup devant cette évidence. Merci à celui ou à celle qui est à l’origine de ce slogan lumineux et providentiel !

 

28.01.13

SOURCE : http://nephtar-nephtali.blogspot.fr/2013/01/le-mariage-pour-quelques-uns-est-en.html


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8 janvier 2013 2 08 /01 /janvier /2013 09:23

 

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8 janvier 2013 2 08 /01 /janvier /2013 05:13

 

Ces derniers jours médiatiques ont été remplis de la répétition de la série : "racistes, antisémites, homophobes".

Le mot "homophobe" est une trouvaille qui a quelque années. Il fait penser à xénophobe, par hasard sans doute.

Ainsi subtilement accolé à raciste et antisémite, l'effet est assuré.

A quelques jours de la manifestation du 13 janvier, c'est sans doute là aussi un pur hasard. 

Dans les milieux autorisés, il se dit que certains en douteraient. 

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24 décembre 2012 1 24 /12 /décembre /2012 18:21

 

Le blog de la guerre des mots

et de la manière d'y répondre

vous souhaite un joyeux Noël

ET une bonne fin d'année

ET une belle Saint Sylvestre

ET une belle fête de l'Epiphanie...

 

noel-dans-toutes-les-langues.jpg


 

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24 décembre 2012 1 24 /12 /décembre /2012 17:55

 

MORGUE : Institut médico-légal

MORT (n.f) : Disparition / Processus biologique terminal / La grande faucheuse ; la dame en noir ; la voyageuse de nuit ...

MORT (n.m) : Personne avec un métabolisme divergent / Personne non-vivante

MORTS (en temps de guerre) : Dégâts collatéraux

MORT-NÉ : Né sans vie (périphrase, passe-passe langagier beaucoup plus politiquement correct)

MOURIR : Disparaître / S'éteindre / S'en aller / Partir / Rendre le dernier soupir / Rendre l'âme / Partir pour le grand voyage ...

MST : IST (remplacé par un autre sigle mais le terme « infection » du second, inquiète moins que le terme « maladie » du premier)

MUSÉE : Pinacothèque / Espace de renouvellement perpétuel

NAIN : Personne de petite taille / personne à verticalité contrariée

NOËL : Fête de fin d'année

Sapin de Noël : Sapin de fêtes ; vacances de Noël : vacances d'hiver ; Joyeux Noël : Joyeuses Fêtes

NOIR : Personne de couleur / Black : plus politiquement correct que « nègre » de l'époque coloniale et que « noir », puisque fait d'avantage référence à une culture qu'à une couleur ; il faut attendre la fin des années 1980 pour que ce mot s'intègre à la langue courante ; ici, anglomanie salvatrice qui va désigner tout ce qui appartient à la mouvance noire ; terme qui évite le colonialisme et le tabou de la race / Minorité visible / Personne à forte mélanine / Afro-américain / Africain-américain

NOM : Patronyme

OBSÉDÉ : Obssessioné

OBSTÉTRICIEN : Médecin de naissance

OPÉRATION (chirurgicale) : Intervention

OUVRIER : Collaborateur d'atelier

PÂQUES (vacances de) : Vacances de Printemps

PARTOUZE : Relation à partenaires multiples / Relation non monogamique

PATOIS : Langue collatérale

PAUVRES : Économiquement marginalisés / Défavorisés / Victimes de la fracture sociale / Personnes en situation de grande détresse / Personne en situation de précarité sociale et économique / Sinistrés sociaux

PAUVRETÉ : Précarité

Un lexique trouvé ICI 

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21 décembre 2012 5 21 /12 /décembre /2012 13:10

 

Mariage "gay" ou "homosexuel" : le SEO influence-t-il le débat ?

Guillaume Champeau - publié le Vendredi 09 Novembre 2012 à 16h26 - posté dans Société 2.0
Depuis plusieurs mois, l'expression "mariage gay" a supplanté "mariage homosexuel" sur les moteurs de recherche. La presse, elle aussi, utilise largement un terme pourtant réprouvé par les communautés LGBT. Oeuf ou poule ? Difficile à dire. Mais le SEO pourrait avoir son importance dans un choix de vocabulaire qui n'est pas neutre dans la portée du débat


 

Dans les débats législatifs, à défaut d'avoir une influence juridique, les mots ont un sens politique. Nous l'avions vu lorsqu'avec la loi LOPPSI, l'ancien gouvernement a supprimé dans tous les textes de loi l'ensemble des occurrences du mot "vidéosurveillance", pour les remplacer par le mot "vidéoprotection". Cette substitution linguistique n'avait absolument aucun intérêt, si ce n'est d'utiliser la langue pour induire subtilement l'idée que les caméras vidéos qui les filment protégeraient les citoyens, alors qu'elles les surveillent.

La politique se nourrit quotidiennement des batailles de vocabulaire. L'un parle de "rigueur" lorsque l'autre parle de "bonne gestion", de "couac" plutôt que "diversité des points de vue", d'un "acte 2 de l'exception culturelle" plutôt que d'une "loi Hadopi 3 contre le piratage", d'une "baisse tendancielle de l'augmentation du nombre de chômeurs" pour ne dire que "le chômage continue d'augmenter", etc., etc.

Le débat sur la loi instaurant le mariage pour tous n'est pas épargné par la guerre des mots. Faut-il dire "mariage pour tous", "mariage homosexuel", "mariage gay"... ou encore autre chose ? Et qu'implique le choix des mots ?

Dans un article sur l'achat de publicités dans Google liées au projet de loi sur le mariage pour tous, nous avions vu que les internautes recherchaient historiquement l'expression "mariage homosexuel" dans des proportions beaucoup plus élevées que "mariage gay". Mais en 2012, les courbes se sont inversées, et ces dernières semaines l'expression "mariage gay" est devenue largement plus populaire que "mariage homosexuel" dans les recherches des internautes français :

Or, l'expression "mariage gay" n'est pas neutre. Au niveau du vocabulaire, elle exclut les lesbiennes, les bisexuels et les transgenres. Le terme est aussi perçu avec une connotation péjorative et renvoie inconsciemment (nous semble-t-il) aux images extravagantes des Gay Pride, qui ne sont pas le reflet de ce qu'est un couple homosexuel ordinaire.

Plus c'est court, plus c'est bon

« Mariage gay » serait-il plus vendeur ?", s'interroge sur Facebook un groupe de personnes LGBT qui condamne l'utilisation du terme "mariage gay". "Est-ce que sous prétexte d’un manque d’informations du public sur les questions LGBT, enlever des mots faciliterait l’accès à l’information ? Au contraire, ne serait-ce pas alimenter une lacune, des clichés et favoriser la désinformation ? Ces journalistes s’imagineraient-ils/elles que leurs lecteurs/trices, auditeurs/trices ou téléspectateurs/trices soient si bêtes au point de ne pas comprendre ce que veut dire «ouvrir le mariage aux couples de même sexe» ?".

En fait, la réponse pourrait être d'une affligeante banalité, qui montre l'influence que peut avoir la technologie sur les débats politiques. Ce n'est qu'une interprétation parmi d'autres, mais nous n'en trouvons pas de plus satisfaisantes pour expliquer l'omniprésence de l'expression "mariage gay" dans les médias :

Avec le poids pris par Google et par Twitter, qui imposent tous les deux à leur manière une optimisation forcenée des titres des articles, les journalistes reçoivent instruction de leur hiérarchie de condenser au maximum les titres avec des termes à la fois courts et percutants. Dire "gay" plutôt que "homosexuel", c'est déjà gagner 7 caractères, précieux lorsque Twitter limite un message à 140 caractères, lien vers l'article compris. Google News, lui aussi, privilégie les titres courts. Il suffit de regarder la page d'accueil pour s'en convaincre :

lisez la suite ICI 

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